Le temps passe... Ah bon ? On dit même, à l'entendre tous les jours, qu'il passe de plus en plus vite. Et si c'était vrai ! Imaginez vous que le temps, cette notion de découpage des jours et des nuits que l'humain a décortiqué en un calendrier, puis sur le cadran des pendules, soit en train de se comprimer dans l'absolu. En effet, serions nous aptes, nous petits humains, de constater que le temps, cet impalpable et implacable réalité qui rythme depuis notre naissance notre vie et celle de toute l'humanité, se réduit, se comprime petit à petit. Nous berçant de la triste illusion d'une vie de 80 ans il y a de cela un siècle et qui aujourd'hui ne serait plus qu'une vie de 50 ans en temps absolu. Réflexion complexe, car tout ce qui touche au temps est compliqué à cerner, mais si on imagine que cela puisse être possible, on peut alors mieux percevoir le pourquoi de cette expression chaque jour de plus en plus utilisée: "qu'est ce que le temps passe vite !".
Auparavant les saisons rythmaient le quotidien... il n'y a plus de saisons! Les journées de travail s'étendaient de l'aube au coucher du soleil, aujourd'hui elles ne font qu'à peine 7 heures pour la plupart, à peine de quoi avoir le temps de se socialiser un peu avec les collègues. Le temps est devenu un repli sur soi, une négation de la convivialité, une démission de la vie en communauté. L'humain des pays supposés développés s'enferme dans un égoïsme dévastateur. Cet égoïsme se traduit par des levés tardifs. Plus aucune honte pour beaucoup d'avouer qu'ils restent au lit jusqu'à midi. C'est un gaspillage du temps, une négation de la vie, un refus de se confronter à la réalité sociale. L'enfermement dans le sommeil est une fuite, un désaveux. Alors que tant se battent pour croquer la vie à pleines dents, luttant contre la maladie qui les privera trop tôt des levés et des couchers du soleil, d'autres se vautrent dans un gaspillage incroyable de ces heures qui s'égrainent et dont ils ne font rien. Qu'ils donnent donc, ces comateux du matin, leur bonus de temps inutilisé, gaspillé, à ceux qui croquent la vie à pleines dents, ceux dont les jours sont trop courts et les nuits trop longues, ceux qui ont envie d'être heureux et ivres de bonheur depuis le plus tôt du matin au plus tard de la nuit.
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