La pluie et le beau temps.


La répartition climatique européenne équitable n'existe pas. Lorsque l'on voit les destructions provoquées par les conditions météorologiques de ces jours derniers en France, on a de quoi se poser de vraies questions... Dans le Sud de la péninsule ibérique, c'est à dire à à peine mille kilomètres de la frontière française, la pluie manque à tel point que l'on parle de la destinée saharienne de ces régions, programmée par les scientifiques à qui on ne laisse plus la parole. L'Andalousie intérieure possède de nombreux villages abandonnés par manque d'eau et le problème s'étend, ce qui contraint les populations à migrer vers les côtes. La construction de barrages dans le sud du Portugal permet de retarder les effets catastrophiques de la sécheresse, mais ne les résoudra pas. A court terme, et faisant suite à un taux de fréquentation toujours en hausse, les nappes phréatiques se tarissent car on y puise sans restriction et dans bien des secteurs l'eau y est saumâtre ce qui signifie que les nappes diminuent dangereusement au point que l'infiltration d'eau de mer est inéluctable. Pas la peine de faire la liste des abus entraînant le gaspillage à grande échelle des ressources en eau, il suffit de retenir parmi ces dernières une totale irresponsabilité en matière de consommation et un laxisme qui perdure en matière de respect de la nature. Tiraillé entre nécessité économique et préservation des ressources, la planète a encore bien du souci à se faire et ce ne sont certainement pas des réunions organisées à coup de millions qui vont changer les choses... surtout que pas un seul chef d'état ne va s'y pointer à bicyclette! Ce qui est nécessaire c'est un changement profond des mentalités, une façon radicale de revoir notre façon de vivre, une refonte de nos choix de vie. Finie le désir de cette belle vue sur l'océan, finie la petite maison pépère les pieds dans le ruisseau! Finis les toitures en ardoises de plusieurs hectares de superficie. Finies les constructions de style, trés coûteuses et fragiles! Il faut faire des choix utiles, balayer d'un revers de main la futilité. Au Canada, par exemple, les constructions sont conçues pour ne durer qu'une génération, par exemple, et si tout se passe bien. Le gros œuvre est en bois tout comme aux États Unis et lorsqu'une catastrophe survient, on efface tout et on recommence: moindres frais de construction, moindres coûts à l'achat, reconstruction très rapide. Il est grand temps que l'on prenne conscience que la nature que nous bafouons à outrance reprend ses droits, comme si après nous avoir testé et constaté à quel point nous sommes des criminels, elle décide de nous reprendre en main en nous rappelant d'abord que nous ne sommes qu'un insecte parmi les insectes et qu'il n'est pas question que l'arrogance humaine aille jusqu'à vouloir altérer les cycles climatiques inéluctables. Le réchauffement climatique est globalement forcément positif, car il a le mérite de remettre l'humain à sa place, c'est à dire celle d'une particule en suspension dans un univers à l'échelle duquel nous ne correspondons même pas à l'équivalent d'une seconde sur le calendrier de la création de l'univers. Ce réchauffement climatique est une épidémie qui va avoir de graves conséquence sur la planète, mais n'était-ce pas un mal pour un bien? Et puis des modifications climatiques il y en a eu avant nous, et il y en aura après nous. Alors remettons les pieds sur terre et contentons-nous de n'être que ce que nous sommes, c'est à dire d'humbles voyageurs de passage et faisons au mieux pour respecter la gare qui nous accueille pour un temps plus que limité.

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