Lepen, Macron et compagnie ! Dans quelle France vont vivre nos enfants ? par Renaud Hadef


Aujourd'hui dimanche 30 avril, pas de vote à l'horizon ! Un dimanche presque triste, pas de stress, pas de fébrilité. On s'habitue depuis l'étranger à reluquer avec une pointe de sarcasme les nouvelles péripéties d'un immense pays en déclin, en pleine tourmente. Chacun y va de sa petite phrase, de son mépris affiché à l'égard d'un ou d'une candidate, d'un ou d'une opportuniste qui cherche à sauver sa petite peau en déclarant des alliances improbables. Il y a eu d'abord le clown Bayrou, celui qui se prend pour Superman avec de minables scores au compteur, portant sa cape et déployant ses ailes (de caneton, pas d'aigle...) pour porter assistance à son pote Macron. La mine réjouie, l'air convaincu que ce geste est salvateur, celui qui ne doute de rien essaie par tous les moyens de se faire une place au soleil. Et Dupont-Aignant, le teigneux, le pitbull, le fox terrier plus exactement. Il s'agrippe à l'oreille du premier sanglier qui passe et ne la lâche plus... et il change d'idée comme le caméléon change de couleurs. Cette fois il s'est posé sur un tissu écossais. Pas évident à copier... Et puis il y a Marine, la fille de son père, celle qui, si elle avait changé son nom ne serait peut-être pas l'objet d'un dégoût aussi affiché. "Les français ne savent pas voter !" Ils sont "incultes en matière d'économie...", ils sont naïfs et beaucoup votent selon la gueule du candidat. Une minorité prend le temps de lire les programmes des candidats et ne tirent leurs opinions que de celles de journalistes souvent incompétents en analyse politique et finalement incompétents sur pas mal de sujets dont l'orthographe et la diction pour ceux qui s'affichent à la télé. Par contre les vrais analystes, les sociologues et les techniciens ferrés en géopolitiques sont absents des antennes: "trop dangereux pour la bien pensance, trop en décalage avec les manœuvres psychologiques exercées sur la masse et surtout, trop dérangeant vis à vis de vérités qu'il est meilleur de taire. Ces présidentielles auront eu le mérite de mettre au placard des objets usés par le temps, désuets et manipulateurs, corrompus à bien des égards et surtout trop opportunistes: la droite et la gauche. Direction le musée ! Les deux vestiges d'une époque révolue sont partis rejoindre le parti communiste dans les basses fosses de la forteresse assiégée. Cette place forte qui se fissure en plaie béante, laisse entrer ce que 40 ans d'incompétence et de mensonge a enfanté.

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