Renaud Hadef, L'art pour oublier la vétusté d'une société en perdition ?
Et s'il ne nous restait que l'art pour s'en sortir ? Au fond, si l'on accepte de voir les choses telles qu'elles sont, si l'on prend la vraie mesure de la décadence actuelle et si l'on cesse de se mettre la tête dans le sable, il y a de quoi tomber dans un état dépressif profond. Il fait chaud, enfin, devraient dire la plupart de ceux qui passent leur temps à se plaindre du froid, du brouillard, de la pluie, et les trains s'arrêtent (encore), l'électricité rend l'âme et les syndicats appellent à cesser le travail. Depuis l'étranger, on ne sait pas si l'on doit rire ou pleurer. On a beau aimer sa patrie, chérir son pays, il y a un moment ou la honte vous frôle de son épaule. La France, "ce grand pays" (ex grand...) tombe en ruine. A l'écoute des nouvelles on a le sentiment que tout prend l'eau. La SNCF a oublié d'entretenir son réseau, bercé par l'idée que sa toute puissance ferroviaire, acquise de longue date, d...